Responsables et coupables !

J’espère totalement me tromper et me fourvoyer dans les lignes qui suivent. J’espère sincèrement.

La situation sanitaire en Italie est devenue intenable. L’afflux de malades réclamant une assistance respiratoire devient trop important et ingérable. Le système hospitalier italien ne peut plus faire face, faute d’équipement et de personnel disponible. Désormais certains malades ne pourront plus être soignés. Les équipes médicales devront faire des choix. Les cas les plus désespérés et certainement les malades les plus âgés seront laissés à leur triste sort. C’est dans ce contexte que le gouvernement italien a décidé de mettre en quarantaine la Lombardie et une partie de la Vénitie et de l’Emilie-Romagne.

 

En France, les autorités se veulent rassurantes. Des mesures de confinement sont prises ici et là dans l’Oise et dans le Haut-Rhin principaux foyers d’infection. Il faut cependant être lucide. Le pays est simplement en retard dans la propagation du virus par rapport à nos voisins transalpins. Nous connaitrons vraisemblablement une situation comparable dans la semaine ou la quinzaine qui arrive. Serons-nous prêts à faire face ?

Malheureusement, nous pouvons raisonnablement penser que non. L’hôpital français est exsangue. Les coupes budgétaires de ces dernières années, sa gestion managériale l’ont considérablement fragilisé. Même si nous pouvons compter sur des équipes dévouées qui, malgré les faibles moyens qui leur sont alloués feront tout leur possible pour soigner aux mieux les flots de malades, elles seront submergées par la vague. On mesurera alors combien les réductions de personnel de ces dernières années sont criminelles. Le traitement du coronavirus réclame également d’importants moyens en équipement, en particulier pour assister les malades en insuffisance respiratoire. En sommes-nous pourvus ? On peut en douter.

La faillite sera totale.

Attendons-nous tous à perdre des proches, des parents, grands-parents, des être chers.

Quelle est la responsabilité de l’Etat dans cette catastrophe humanitaire annoncée ?

Bien-sur tous les éléments de langages sont déjà prêts : qui aurait pu prévoir une telle pandémie ? C’est une catastrophe qui nous dépasse ! Les communicants officiels minimiseront en précisant que seules les personnes les plus fragiles et les plus âgées sont concernées. On soutiendra que finalement, sans le virus, les victimes n’auraient eu que quelques années à vivre. Nous pouvons également faire confiance à nos éditocrates, fidèles chiens de garde pour tenter de nous convaincre à leurs ignobles justifications.

Il sera néanmoins difficile au gouvernement et à l’exécutif de s’en tirer à bon compte. Depuis le début de l’apparition de ce virus, il a minimisé le risque. La déclaration de la Ministre de la santé à l’époque Agnès Buzyn du 24 janvier est à cet effet particulièrement éclairante.  Quelle suffisance ! Quelle incompétence !

Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Les informations provenant de Chine que ce soit par les canaux officiels ou provenant des réseaux sociaux étaient édifiantes et ne pouvaient que nous alerter. La gestion comptable et inhumaine de l’hôpital public de ces dernières années sera également bien évidemment pointée du doigt. On s’interrogera également sur certaines décisions douteuses comme la gestion des stocks de masques. D’autres choix comme celui de ne pas être plus vigilant dans les aéroports quand la crise est apparue en Chine ou de ne pas décider plus tôt des mises en quarantaine de zones géographiques comme le préconisait l’OMS seront retenus à charges. Et j’en oublie surement. La liste risque d’être longue.

 

Entre la santé des français et celle de l’économie Macron et ses acolytes, fidèle à leurs mécènes, ont choisi. Ils ont privilégié la seconde. Ils ne sauveront ni l’une, ni l’autre. Macron aurait pu profiter de cette crise majeure pour se révéler en grand homme d’Etat. Ce sont les grandes occasions qui font les grands hommes, dit-on. Il n’en sera rien. Ces mêmes occasions révèlent également les plus détestables, ceux qui sont marqués du sceau de l’infamie. Sa médiocrité et celle de toute sa clique apparaitra définitivement au grand jour. Elle ne sera plus contestable.

Ils auront bon adopter la même ligne de défense que celle de Laurent Fabius et de son gouvernement dans l’affaire du sang contaminé, on ne leur pardonnera pas.

Ils sont responsables et coupables.

1 réponse

  1. vincenti dit :

    Et une parole soigneusement censurée, comme les réponses aux dernières questions des auditeurs dans la dernière de C dans l’air (14 mars) en évacuant la question des séquelles. Quelles séquelles après une hospitalisation avec ECMO. On parle de greffes en Chine, et ce sont des souffrances difficilement tolérables avec les respirateurs.

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